L'alcoolémie au volant est un sujet pris très au sérieux par les autorités. Rien de surprenant lorsque l'on sait que 30 % des accidents de la route mortels sont liés à l'alcool ; qu'un taux d'alcoolémie de 0,8 g/l multiplie par 10 le risque d'accident ; et que l'alcool entraine une perte de la perception de la vitesse, de la coordination, allonge considérablement le temps de réaction…

Le taux d'alcool limite autorisé au volant

En France, la limite d'alcoolémie au volant autorisée est de :

  • 0,5 g/l pour les conducteurs détenteur d'un permis depuis 3 ans ou 2 ans si obtenu dans le cadre de la conduite accompagnée ;
  • 0,2 g/l pour les conducteurs détenteurs d'un permis probatoire.

Attention, tout le monde n'est pas égal face à l'alcool ! Ainsi, le sexe et la constitution jouent un grand rôle dans le taux de présence d'alcool dans le sang. Approximativement, pour une femme de 50kg, un verre d'alcool représente 0,33 g/l. Alors que pour un homme de 70kg, deux verres représentent 0,48 g/l. 

Sachant que ce qu'on qualifie de « verre d'alcool » équivaut à environ 25 cl de bière (5°) ou 10 cl de vin (12°) ou encore 3 cl de whisky (40°). 

Cependant, il ne s'agit que d'une approximation. D'autres facteurs, génétiques, liés à l'âge ou à l'état de fatigue, entrent également en jeu. Ainsi certaines personnes vont atteindre le seuil limite plus rapidement que d'autres, indépendamment de leur constitution. En général, on conseille donc de ne pas dépasser un verre d'alcool avant de prendre la route.

Que risque-t-on en conduisant sous l'emprise de l'alcool ?

Lorsqu'un conducteur est contrôlé avec une alcoolémie supérieure à 0,5 g/l (ou 0,2 g/l pour les permis probatoires), il se trouve en situation d'infraction.

Les sanctions encourues dépendent du niveau d'alcoolémie.

Entre 0,5 g/l et 0,8 g/l, il s'agit d'une contravention de 4e classe : 135 € d'amende forfaitaire et un retrait de 6 points sur le permis, ainsi que l'immobilisation du véhicule et la suspension du permis.

Au-delà de 0,8 g/l, il s'agit d'un délit. Le conducteur risque alors des sanctions pénales, en plus de la contravention : jusqu'à 4 500 € d'amende, une peine de prison de 2 ans, et une obligation de suivre un stage de sensibilisation.

S'il s'agit d'une récidive ou que le conducteur roule en état d'ivresse manifeste, il risque 4 ans de prison et 9 000 €.

À savoir si vous êtes conducteur novice : en prenant la route après avoir bu un seul verre d'alcool (équivalent à environ 0,2 g/l), un jeune conducteur risque le retrait de 6 points, soit l'ensemble des points de son permis probatoire. Son permis est alors invalidé. 

Pour être certain de ne pas dépasser la limite, un conducteur détenteur d'un permis probatoire ne doit donc pas consommer d'alcool s'il prévoit de conduire.

Récupérer des points sur son permis

En cas de perte de points suite à une infraction de 4e classe, il est possible récupérer ses points automatiquement. Il faut néanmoins attendre une période de 3 ans.

Le conducteur a également la possibilité de récupérer jusqu'à 4 points en assistant à un stage de récupération de points qui s'étale sur deux jours, à ses frais.

Par contre, les conducteurs en période probatoire qui ont perdu les 6 points de leur permis ne peuvent pas récupérer de points dans le cadre d'un stage ni après une certaine période, car leur permis est invalidé. Ils doivent alors repasser complètement l'épreuve du permis.

Faire appel à un avocat en permis de conduire

La perte de points sur le permis de conduire n'est pas à prendre à la légère. Elle peut engendrer des conséquences néfastes sur la vie du contrevenant, comme la perte de son emploi.

En cas de contrôle d'alcoolémie positif, il est donc vivement conseillé d'avoir recours au plus vite à un avocat en droit routier ou compétent dans le permis de conduire. Son expérience et ses compétences lui permettront de mettre en exergue un vice de procédure ou de représenter le conducteur en cas de sanction pénale.