À l'image d'un projet de création d'entreprise, la reprise d'une entreprise déjà existante exige un véritable travail préparatoire de la part du repreneur. Elle doit tenir compte de la nature de l'entreprise, de son environnement et d'autres éléments qu'il est important de bien saisir et de définir en amont. 

Quelles sont les étapes primordiales pour réussir sa reprise d'entreprise ?

1. Comprendre l'entreprise à reprendre

Qu'il s'agisse de leur taille, de leur chiffre d'affaires, de leurs difficultés actuelles ou passées ou du secteur d'activité dans lequel elles évoluent, toutes les entreprises sont des cas particuliers !

Il est donc nécessaire de bien comprendre l'entreprise afin de ne pas se lancer dans l'inconnu.

Cela signifie, entre autres :

  • Questionner l'actuel dirigeant ou les salariés de l'entreprise
  • Récolter le maximum d'informations qui la concerne de près ou de loin, que cela concerne ses process à l'œuvre, sa clientèle ou son contexte concurrentiel. 

Pour le repreneur, l'objectif est de comprendre avant de reprendre !

2. Évaluer l'entreprise à reprendre

Au-delà de la pure compréhension de l'entreprise et de son contexte, il y a l'évaluation de l'entreprise qui repose en grande partie sur des faits mesurables et des données chiffrables.

Tous ceux qui se sont déjà prêtés à l'exercice peuvent en témoigner : reprendre une entreprise comporte inévitablement certains risques, qui peuvent être plus ou moins importants en fonction de la situation financière de l'entreprise

Une entreprise en mauvaise santé nécessite généralement un investissement financier de la part du repreneur. D'où l'importance de bien évaluer les risques que peut représenter la reprise de l'entreprise visée. 

Le recours à des avis extérieurs, comme un avocat compétent en droit des affaires ou un entrepreneur expérimenté, est plus que conseillé !

3. Monter le plan de reprise de l'entreprise

Une fois le pour et le contre pesés, la décision de reprendre l'entreprise est prise. 

Il s'agit alors de définir le mode de reprise de l'entreprise. Le montage juridique choisi dans le cadre de l'opération de reprise est présenté au sein de ce qui est qualifié de « plan de reprise de l'entreprise ». 

Y sont détaillées les caractéristiques de l'entreprise ainsi que les informations qui portent sur la reprise en elle-même : c'est-à-dire les modalités de rachat, les décisions liées aux dettes de l'entreprise, les garanties actuelles des actifs, etc.

Le plan de reprise inclut également :

  • un plan opérationnel qui présente en détail la stratégie mise en place ;
  • un montage financier qui porte, comme son nom l'indique, sur le financement du projet ;
  • un prévisionnel de reprise dont le rôle est de traduire les conséquences de la reprise à l'échelle de plusieurs années.

4. Rédiger le protocole d'accord

Cette ultime étape, qui fait suite à la phase de négociation, est l'acte juridique par lequel le repreneur et le cédant concrétisent la reprise de l'entreprise. Ce document, rédigé à l'écrit, liste les modalités et les conditions de reprise, telles qu'elles ont été établies à l'issue de la négociation.

Une étape cruciale et particulièrement délicate durant laquelle il est vivement conseillé de faire appel à un avocat compétent en droit des affaires, et en particulier en droit des sociétés. De quoi éviter de tomber dans les pièges qui attendent les repreneurs !