Depuis le 1er septembre 2015, tous les autocars français doivent être équipés d’éthylotests anti-démarrage (EAD). Un dispositif préventif qui équipe déjà les autocars transportant des enfants, depuis le 1er janvier 2010. Les voitures, bus et camions ne sont quant à eux pas concernés par cette mesure.

De cette manière, les chauffeurs sont dans l’obligation de tester leur degré d’alcoolémie avant de pouvoir prendre le volant. Si le taux est égal ou supérieur à 0,2 gramme d’alcool par litre de sang, le chauffeur doit attendre 1 minute pour refaire un essai. Puis, il devra patienter 30 minutes entre chaque nouvelle tentative.

Précisons que, par mesure de sécurité, le chauffeur a toutefois la possibilité de démarrer son autocar avec une clé spéciale ou un code détenu par la compagnie d’autocar. Cette action, si elle est réalisée à la suite d’un contrôle positif, constitue néanmoins une infraction au Code de la route.

Une mesure soutenue par le Conseil départemental

Dans l’agglomération de Perpignan, où circulent plusieurs centaines d’autocars chaque jour, la mise en application de la loi le 1er septembre n’a pris personne par surprise. En effet, cela fait déjà plusieurs mois que les autocaristes perpignanais se préparent à cette nouvelle « habitude ».

Le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales a même participé à l’installation de 200 éthylotests anti-démarrage afin de permettre à chacun d’anticiper en douceur cette transition.

Réglementation et sanctions en matière d’alcoolémie au volant

Afin de résorber le nombre alarmant de morts sur la route chaque année, le gouvernement français à adopté une réglementation très stricte en matière d’alcoolémie. Rappelons que le conducteur contrôlé avec au moins 0,5 gramme d’alcool par litre de sang s’expose à un retrait de 6 points sur son permis de conduire, à une amende forfaitaire de 135 euros et à une immobilisation de son véhicule.

En fonction de son niveau d’alcoolémie, le conducteur peut par ailleurs encourir jusqu’à 3 ans de suspension de son permis, une peine de prison de 2 ans et un stage obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière à ses frais. Les peines encourues par un récidiviste sont bien sûr particulièrement sévères puisque ce dernier risque jusqu’à 4 ans de prison ainsi que 9 000 euros d’amende.

Attention, la réglementation est d’autant plus restrictive avec les conducteurs munis d’un permis probatoire dont le taux d’alcoolémie doit être inférieur à 0,2 g/l.

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